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Février 2007 | Statistiques : Météo : Couvert Distance : 14kms env. Dénivellé : 500m env. Durée totale : 7h env. Nombre de participants : 8 Niveau : ![]() ![]() |
Une grosse averse matinale, suivie d’un ciel peu engageant, bref tous les ingrédients d’une annulation en bonne et due forme au rendez–vous... C’était sans compter avec la témérité d’un petit groupe également au rendez-vous ! C’est leur motivation qui va l’emporter, et c’est parti pour une journée de rando .... sans une goutte de pluie !
Départ
de Caromb,
village provençal dont le nom provient de "quairoun" et
datant de l’époque Moustérienne (5000
ans av J.C). Ses remparts furent édifiés
au 14eme siècle, création de nombreux couvents au
17eme, ainsi qu’un Mont de
Piété et deux hopitaux au 18eme. On peut
également y remarquer ses fontaines
(15 au total), ses nombreux soustets (petits passages), et un vestige
de moulin
(sur les 7 ayant existé) sous la tour du Beffroi.
Nous rejoignons Crillon le Brave par le P.R. à travers ses vignes, oliviers centenaires et figuiers de la variété "Noire de Caromb". Le village du célèbre Capitaine et compagnon d’Henri IV est lui aussi perché sur une colline, offrant un superbe point de vue sur la plaine du Comtat.
C’est
ensuite en direction de Bedoin
que nous empruntons un sentier quelque
peu détrempé et collant avec à
l’horizon son église Jésuite semblant
monter la
garde sur le village.
La
bifurcation vers le chemin des ocres nous fait radicalement changer
d’univers... Ambiance de déserts, de paysages
Australiens ou de planète inconnues,
tout devient possible avec un peu d’imagination !
Les couleurs sont au
rendez-vous et bien
qu’ « Okhra »
signifie seulement
« terre jaune » en grec, les
ocres du Vaucluse présentent une palette
variant du jaune au rouge vif passant par les tons orangés
jusqu’au violet et
parsemée de filons de blanc pur. C’est une argile
pure (kaolinite) colorée par
un pigment d’origine minérale (hydroxyde de fer
nommé Goethite) et
agglomérée au quartz des grains de sable qui
compose
la masse rocheuse du lieu à plus de 80% .
Après ce passage étonnant c’est sur le belvédère que nous effectuons notre pause de midi autour d’un feu et de quelques grillades avec en point de vue les contreforts du Ventoux Sud. Quelques rayons de soleil bienvenus autorisent même aux habitués une petite sieste réparatrice.
Le
retour s’effectue en direction de la combe de Milan par le
rocher de la
Madeleine avec un petit détour par
l’ »Aéropostale »
et ses restes de
moteur V8, vestiges d’un crash des pionniers de
l’aviation, pour enfin retrouver le
village de Caromb !
Bienvenue
à Jordi nouveau venu de cette randonnée...
"quairoun" ou "Quairon":
signifiant grosse pierre
et probablement issu du mot grec
« car » (pierre)
et du latin « umbo » (monticule).
"L’Aéropostale" : sur un sentier qui mène de la Madeleine à Caromb, à 800 m à l’Est de la chapelle du Paty, se trouve les restes d’un bloc moteur. Un petit panneau porte l’inscription « l’Aéropostale ». Sur un pin, à même l’écorce, la date de l’accident « 20 janvier 1934 « et deux croix, symbolisant les deux victimes de cette catastrophe. Ce bloc moteur est celui d’un avion qui s’est écrasé en ce lieu : un Bréguet 280 Rapid Azur. Le samedi 20 janvier 1934, l’avion Air France effectuant la liaison Marseille – Paris vient de franchir les Monts du Vaucluse. De violentes bourrasques de mistral rendent son avance assez pénible au dessus de Caromb. Le Bréguet s’écrase et s’enflamme.