Montagne de Buc

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22 Sept 2013

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Descriptif technique :

Niveau :    niveau Dur Dur

Nb de Participants : 24

Durée de la sortie :7h30

Temps de marche : 4h15

Vitesse moy. : 3.5km/h

Distance : 15 km env.

Altitude mini : 756m

Altitude maxi : 1446m

Altitude moy. : 1027m

Dénivellée cum. + : 721m

Dénivellée cum. – : 711m[/vc_column_text][vc_column_text css_animation= »top-to-bottom »]

 Profil de la rando :Profil_mdbProfilFFR_mdb

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Descriptif rando :

« Le vol  de la débutante »

Auteur : Phil

 

« hé bééééé, c’est la foule ce matin ! 24 randonneurs au compteur… ça change de la dernière ou kon a été que 10 ! y’en a quand même 14 kon loupé la rentrée C&C… C’est pas rien… J’veux pas dire, mais elle était super chouette celle de la rentrée dans les Dentelles… Et presque facile en plus…. Mouais, moi j’aurai pas choisi celle-ci pour reprendre… M’enfin, chacun fait komyveu pas vrai ? N’empèche que moi… »

« Oh Oh Oh Oh Oh Chantal ! C’est quoi ces jérémiades ce matin ? »
« Béééééééé, c’est juste que j’explique Mossieu ! Moi ce que j’en dis….. »
« C’est sûr pardi, allez zou en voiture tout le monde, direction le château d’Aulan, sinon on y est encore ce soir… »

Stationnement et départ de la place du château par une petite descente vers l’avenue le Venu. « Qui commence par descendre, finira par grimper (Chapitre VII, ligne 28 du MPPR*) » nous récite Chantal, décidément très en verve ce matin…

PhotoPhoto

Le pont sur le Venu est vite atteint. « C’est çà le Venu ? C’est pas « Menu » plutôt ? En tous cas s’il est « Venu », y’a longtemps qu’il est reparti… ça m’a l’air sec comme un coup de trique la dedans ! »
« Avance et tais toi un peu Chantal, on entends que toi aujourd’hui… »

Justement notre guide vient juste de s’arreter après le pont et avant d’attaquer la suite souhaite visiblement nous faire un topo de ce qui nous attends… : »Bzzzzzz montée Bzzzzzz beaucoup Bzzzzzz encore Bzzzzzz dur Bzzzzzz plus Bzzzzzz côte Bzzzzzz gros dénivellé Bzzzzzz peu de survivants Bzzzzzz terrible Bzzzzzz épreuve Bzzzzzz effrayant Bzzzzzz pique-nique Bzzzzzz attention Bzzzzzz descente pire que la montée Bzzzzzz épuisant Bzzzzzz secours Bzzzzzz bonne chance à tous Bzzzzzz courage Bzzzzzz Adieu. »
« J’ai pas tout entendu, mais ça à l’air sympa non ? En tout cas je suis certaine du mot pique-nique, c’est plutôt bon signe non ? Pourquoi vous faites tous ces têtes bizarres ? »

C’est donc vraiment parti cette fois-ci, le chemin passe au pied de la combe des Aubes et de la combe Crose puis après la combe Affren nous attaquons pour de bon le dénivelé sous la forme d’une longue et interminable montée qui ne cessera vraiment qu’au sommet de la montagne de Buc… Le passage dans le bois est agréable mais cet instant de fraîcheur qui dure jusqu’au col des Arles nous paraît trop court. Avec l’effort la température monte vite et malgré l’altitude et sa fraîcheur matinale, les couches tombent et les pauses hydratation sont nombreuses.

La traversée des Plaines avec ses champs de lavande offre un paysage lunaire. La côte s’accentue encore, le sentier est raviné, c’est une rampe de pierres plates blanches suivie de pierriers qui se dérobent sous nos pieds. Heureusement qu’il y a sur les côtés des îlots d’herbe grasse qui stoppent l’érosion et nous servent d’escalier rudimentaire.

Il faut bien nous rendre à l’évidence, les objectifs ne seront pas atteints… Pas de pause repas au sommet de Buc, il va nous falloir anticiper légèrement la pause pour éviter l’émeute… Voilà déjà plus d’une demie-heure que Chantal tourne en boucle »Z’avaient dit pique-nique… Z’avaient dit pique-nique… » avec la bave aux commissures des lèvres !

C’est le Collet Court (1365m) qui nous accueille pour une halte bien méritée, avec une vue imprenable sur le Mont Ventoux et la montagne de Lure dans un épais nuage. Que ce temps de repos est bon et revigorant… Sûr que si l’invasion de fourmis volantes et le vol tournoyant de deux aigles au dessus de nos têtes, nous rappellant notre triste condition de repas potentiel, ne nous avaient pas poussés à reprendre notre périple, l’option sieste aurait été de mise…

…Encore que certains inconscients, dont nous tairons le nom par pure charité, se soient offert un acompte, si l’on en croit l’incontestable production d’un bruit respiratoire traduisant la vibration des tissus de la gorge détendus par le sommeil !

Bref, c’est malgré tout requinqués, que accédons un peu plus haut à la borne 1441m, sommet de la montagne de Buc. Paysage à 360° magnifique, quoiqu’un peu brumeux, et cette fois encore, lieu privilégié de l’envol d’une fourmilière ! Le temps de la photo de groupe et c’est la descente que nous attaquons.

C’est juste un peu plus bas que nous rencontrerons Adrien l’homme volant, Super-héro des temps modernes avec sa superbe voile rouge et jaune lui servant de cape. C’est à ce moment précis que contre toute attente survient un événement dont la simple évocation, aujourd’hui encore, me fait dresser les poils du bras gauche (le droit est rasé).

Une certaine M…. s’approche innocemment (feintant un air plein de curiosité du meilleur effet) de la voile d’Adrien, et s’empare subrepticement dudit matériel. En quelques secondes, devant l’incrédulité générale, elle se lance inconsciemment dans le vide à la recherche d’un courant ascendant ! Y’a t’il un Dieu des fous volants ? La chance de la débutante ? Toujours est-il que nous la retrouverons plus tard, en bas et en pleine santé, errant à côté de la voile avec un air radieux et quasi mystique, répétant à qui voulait l’entendre : « J’ai volé… oui, volé ! Je ne sais pas ce qui m’a pris… un genre de pulsion… je suis montée au Paradis… J’ai volé… oui, volé !  »

PhotoPhoto

Pour les autres, c’est plutôt la descente aux enfers… Pire que la montée (C’est possible cà ?). La fatigue et les douleurs musculaires et ligamentaires se réveillent. C’est un festival de plaintes et larmoiements… Passés l’inquiétude et la surprise de l’envol de M…. ce sont désormais des regards d’envie qui observent son atterrissage en douceur là-bas tout en bas !

Une fois au niveau du pré d’atterrissage le plus dur est fait. Il nous reste à récupérer notre « échappée » (Merci Adrien pour le « prêt » du matériel) et contourner les Mourres pour aller vers les Launes et le col d’Aulan. Nous franchissons le ravin de la Font d’Embrun, passons à côté de la ferme Morenas avant d’apercevoir de nouveau notre château du départ, promesse d’une arrivée proche !

> Voir la vidéo « le vol d’Adrien »

Mode d’emploi : Cliquez sur le lien, le plus rapide étant d’enregistrer le fichier sur l’emplacement de votre choix (bureau ou autre…) et de lire directement la vidéo à partir de cet emplacement en cliquant 2 fois dessus.

 

*MPPR : Manuel du Parfait Petit Randonneur, considéré par notre Chantal préférée comme l’ouvrage de référence absolu et indispensable ayant permis dès le siècle précédent des avancées spectaculaires dans l’art de baruler…

 

Le château d’Aulan, construit au XIIe siècle sur l’emplacement d’un oppidum dominant la vallée du Toulourenc, a été plusieurs fois remanié. Il constituait un point fort du dispositif stratégique des seigneurs de Mévouillon, on pouvait d’ailleurs communiquer avec la maison mère par signaux optiques. Des difficultés financières amèneront les Mévouillon à perdre leur baronnie et conduisirent Raymond IV à céder Aulan à son voisin Hugues de Montbrun. En 1635, François-Marie de Suarez épouse Isabeau de l’Espine, héritière du château d’Aulan qu’elle apporte en dot à son mari. Peu à peu, le château subit des modifications et devient petit à petit moins défensif. À la révolution le château est détruit. Puis sera pillé et ruiné. C’est durant tout le XIXe siècle, que le château est progressivement remonté par Louis de Suarez d’Aulan et par son fils Arthur. Ils s’attachent également à développer le pays et fait construire l’Etablissement Thermal de Montbrun-les-Bains, et font figure de pionniers du reboisement en réintroduisant les premiers pins noirs d’Autriche. La restauration du château se termine juste en 1914 mais l’hécatombe de la Grande Guerre va toucher Aulan et le château sera à nouveau ruiné et pillé. En 1933, le jeune Charles de Suarez Comte d’Aulan, reprend le flambeau et s’attaque à sa nouvelle reconstruction. Jean Giono, familier des lieux et du Comte, y situe l’une de ses nouvelles où l’on trouve une description du château à cette époque : « Promenade de la Mort ».René Char, qui y avait été conduit au cours de ses activités de résistant, évoque également le château d’Aulan dans l’une des pièces de son « Théâtre saisonnier », Trois coups sous les arbres, sous le titre de « Sur les hauteurs » (1947). De cet ouvrage devait être tiré le scénario d’un film, tourné sur place en 1949 sous le même titre, avec le concours d’Yvonne Zervos. Un poème énigmatique de l’auteur de « Fureur et mystère », « Cur secessisti ? », évoquant la Résistance sur les hauteurs de la Drôme, trouve son titre à partir de l’inscription épigraphique d’une pierre tombale gallo-romaine exhumée par un labour et conservée, scellée dans la cour du château. Aujourd’hui restauré, le château, qui est inscrit à l’inventaire des monuments historiques, est ouvert à la visite et renferme de nombreux objets d’art dont une très belle pietà espagnole du XIVe siècle, une œuvre de Mignard et un tableau de Joseph Siffrein Duplessis. Le château présente de nombreux et intéressants souvenirs du second empire.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row]

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Historique 1 : saison 2004-2005

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